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La chambre, on y passe le plus clair de son temps. Souvent en intimité, il est important de s’y sentir bien, d’autant plus pour une personne souffrant d’un handicap ou une dépendance lui faisant perdre une partie de son autonomie.
En effet, il n’est pas toujours évident d’attendre l’aide d’une tierce personne pour les gestes simples du quotidien, c’est pourquoi il est important d’aménager sa chambre selon ses besoins. Pour cela, il existe des solutions simples permettant de maintenir un maximum d’autonomie.

Les risques : Comment les restreindre ?

Tout d’abord, limitons les risques en évitant les dangers inutiles : on essaiera, par exemple, de se débarrasser des tapis sur lesquels il est bien trop facile de trébucher.
Toutefois, s’il vous est difficile de vous en séparer il reste deux solutions : fixez-le avec de l’adhésif double face ou placer un antidérapant dessous. Néanmoins, la meilleure solution reste d’opter pour un revêtement non glissant comme la moquette.

Un autre danger non négligeable mais souvent ignoré, ce sont les fils électriques, nombreux ils s’emmêlent et sont présents dans tous les coins de nos maisons. Ils sont de vrais obstacles sur notre passage et constituent donc un risque. La meilleure chose à faire est alors de les regrouper soigneusement.

Mais l’élément indispensable qui permet d’éviter tout danger est de bien voir et pour cela une seule solution : bien s’éclairer ! Dans la mesure du possible, ne laissez aucun endroit sombre et placez vos interrupteurs aux endroits faciles d’accès (à l’entrée de la pièce et tout près de votre lit).

Des aménagements simples pour un quotidien plus agréable :

Une fois ces risques maitrisés, procéder à quelques installations bien pratiques qui vous faciliteront le quotidien.
A commencer par le moment du coucher qui peut s’avérer être un acte difficile en cas de dépendance et ce pour plusieurs raisons. La hauteur du lit ou le lit lui-même n’est pas adapté, l’occupant présente des problèmes moteurs et cela rend difficile le coucher, ou le sommeil (risque de chuter du lit pendant la nuit).

Des aménagements ingénieux sont possibles : pour les chutes fréquentes, sachez qu’il est possible de placer des barrières de lit et un matelas au sol pour plus de sécurité. Si les handicaps sont moteurs, une barre d’appui facilitera largement le coucher et le lever du lit. Si c’est la hauteur du lit qui n’est pas adaptée, il suffira de le remonter grâce à des blocs réhausseurs.
Enfin, pour plus de confort, installez une table de lit facilement accessible depuis votre lit afin d’avoir à portée de main les objets essentiels (lunettes, médicaments, téléphone, lampe de chevet). Si possible, équipez la d’un tapis antidérapant pour être sûr de ne rien faire tomber !
Aussi pensez à changer de matelas car certains provoquent des escarres.

Maintenir une certaine autonomie grâce à une bonne organisation :

L’intimité ne s’arrête pas là, il reste à adapter les placards ainsi que le dressing de sorte que la personne puisse se préparer seule et sans risques.
Le danger principal des rangements est la hauteur et la profondeur des étagères et penderies qui rendent difficile d’accès une bonne partie des affaires, représentant alors un vrai risque de chute.

Cependant une bonne organisation permet de limiter considérablement ces risques.
Dans un premier temps il est indispensable de faire un tri pour ne garder à portée de main que les affaires souvent utilisés, ainsi vous n’aurez plus besoin d’aller chercher la haut.
Pour tous les vêtements à accrocher, optez pour une penderie escamotable et pour vos étagères en hauteur des panières munies d’une anse afin de les faire glisser facilement.
Bien sûr, pensez à bien éclairer tous les recoins de votre dressing.

 

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